Visite guidée/Armoiries

Les armoiries de Lapugnoy

Le blasonZoom

Les armes ont été réalisées par M. Leweurs.
Elles sont celles de Lapugnoy depuis 1991 et ont une symbolique particulière.

Avant de lire ces quelques lignes, nous vous invitons à prendre connaissance de quelques termes du vocabulaire héraldique : 

LAMBEL est un terme ancien qui désigne « une barre ou filet horizontal garni de trois pendants qui se place à la partie supérieure de l'écu ». Sur les armoiries de la ville, le terme est employé pour évoquer ce qui pourrait être un "collier" que porte le lion d’Artois.
 
* AZUR, GUEULES & SINOPLE sont des termes employés pour désigner les trois émaux (ou couleurs) les plus utilisés pour les blasons : le bleu (ou azur), le rouge (ou gueules) et le vert (ou sinople).

Symbolique

L'écu

Il correspond aux armes des derniers propriétaires de seigneuries.
 
En haut à gauche, la famille Du Hays (Seigneur du Mont Eventé) : de sable à trois épieux d’argent.
 
En haut à droite, la famille De Rainvillers (Seigneur du Mont Sorel) : de gueules à la croix d’argent chargée de cinq mouchetures d’hermine (devise : "Malo Mori Quam Foedari" : "Plutôt la Mort que la Souillure").

En bas, la famille Genevières Du Vielfort (Seigneur de La Vasserie) : d’or au chevron d’azur accompagné de trois hures de sable (devise : "Dieu Sus Tou et Changer Ne Veulx").
 
L’écu est timbré d’une couronne murale.

La couronne murale

Les quatre tours de cette couronne symbolisent également les seigneuries d’antan :

  • Le Mont Éventé
  • La Vasserie
  • Le Mont Sorel
  • Le Metz

La tour de gauche est surmontée de flammes rappelant l’incendie du château du Mont Éventé le 30 décembre 1915 (les flammes sont contournées puisque le Mont est « Éventé »)

Le gland

La couronne supporte un gland d’or tigé et feuillé de sinople (il s’agit d’une allusion à l’étymologie d’un des premiers noms du village : "Eck").

Le lion d'Artois

L’écu est soutenu à gauche par un lion d’or tenant un épieu.
 
Il rappelle les armes anciennes de la province d’Artois (de gueules au lion d’or). Sur les armoiries de la ville, il est colleté d’un lambel à trois pendants de gueules, chargés chacun de trois tours d'or. Ce lambel apparaît sur les armes actuelles de l’Artois (d'azur semé de fleurs de lys d'or; au lambel de gueules en chef, chaque pendant chargé de trois tours d'or, rangées en pal)

La sirène

L’écu est soutenu à droite par une sirène de carnation chevelée de sinople tenant un croc.
 
Elle évoque la légende de Marie Groette, être malfaisant tapi au fond de "La Clarence", qui entraînait les enfants imprudents au fond de l’eau avec son groet (son croc).

Le mont

Un mont est placé sous l’écu en référence à l’étymologie d’un ancien terme relatif à Lapugnoy : « Eckensis Mons ».

La roue dentée dans l'eau

Elle évoque les industries anciennement installées au bord de la rivière (moulins et filature).

Les grandes familles

Famille Du Hays, seigneur du Mont Eventé

Origine de la Terre :
La terre et seigneurie du Mont-Eventé appartenait au seizième siècle à Anne de Ranchicourt, Vicomtesse et Baronne de Barlin. Par son mariage, le 18 juillet 1533 avec Guy De Bournonville, la seigneurie appartint aux Ducs et Princes de Bournonville.
Le 14 mars 1720, Delphine Victoire De Bournonville épouse Alexandre Victor, Marquis de Mailly. Ce dernier vendit le Mont Eventé le 27 août 1722 à Jean Charles Delevigne, Ecuyer, Avocat au parlement et résidant à Béthune.
Le 22 janvier 1782, Marie-Françoise Charlotte Delevigne, Dame du Mont Eventé épouse Jacques François Joseph Sylvain Hays. Le Mont Eventé restera propriété de la famille du Hays jusqu’en 1980.

Famille de Rainvillers, seigneur du Mont Sorel

Origine de la Terre :
Seigneurie connue depuis 1165, le premier propriétaire connu est Hugues De Montsorel, Ecuyer (en 1275), dont le sceau rond de 43 mm est un écu au chef chargé de 4 bandes.
La terre appartint successivement à Simonet Li Cambrelencq, dit Froissardin (1401), Bauduin De Le Cauchie (dit Le Gallois), Chambellan du Duc De Bourgogne (1407), Julien De Boïaval (1520), puis Noble Dame Jeanne Claude De Boïaval (qui épousa Jean Lamoral De Velare en 1689), et son fils, Charles De Velare (1707).
On trouve ensuite Balthazart Philippe François De Bourgogne, Jean Baptiste Corriette, Eschevin en 1714, dont le petit-fils, Pierre Philippe, vendit la seigneurie à Charles François de Genevières.
A la mort de ce dernier, elle passa à Octave De Monnecove et, enfin, à Bernard Briet de Rainvillers.

Famille de Genevières, seigneur de la Vasserie

Origine de la Terre :
Au début du seizième siècle, la Vasserie appartenait à Jean De Reptain, Bailly d’Allouagne.
Elle passa aux De Genevières par le mariage de la fille Du Bailly avec Charles 1 De Genevières en 1522.
La Vasserie restera fief de la famille De Genevières jusqu’au 2 floréal an II (lundi 21 avril 1794), date à laquelle le dernier propriétaire, le Marquis Philippe Lamoral Joseph, fut guillotiné à Arras, place des Baudets, ainsi que son Receveur Lagache.
Il est à noter que Charles François De Genevières du Vielmfort de Divion avait acheté, le 20 juillet 1763, le seigneurie du Mont Sorel, située au terroir d’Allouagne, mais faisant cependant partie de Lapugnoy.