Au fil des années, le village de Lapugnoy s'est doté de nombreux équipements qui ont été bâtis ou aménagés par les différentes municipalités.

Vous trouverez dans cette rubrique (en cours de développement) différentes informations ou anecdotes spécifiques à certains de ces sites :

Les sites de Lapugnoy

     Le parc de loisirs     

Anciens viviers et étang donnés par Mathilde de Béthune et Mahaud D’Houdain à l’abbaye Chocques, ils firent partie ensuite de la ferme de La Wolte appartenant à Mr De Rantz et occupée par la famille Toursel.

En 1926,  propriété des Mines de Marles, qui ont endigué la Clarence pour y installer un dépôt de charbon et de bois de mines ainsi que des voies de chemins de fer pour desservir la centrale Kulman à Chocques et le dépôt du Rivage à Béthune.

Au moment de la récession des Houillères, la commune, sous le dernier mandat de M. Joseph Quidet, a acheté ce terrain à la condition de ne pas y lotir.

     L'église     

Vers 1850, notre village s'est déplacé vers l’ouest.

L’église primitive (située au cimetière, à l'emplacement de la Chapelle Du Hays) fut désaffectée vers 1843 (il s'agissait d'un édifice visible dans les albums de Croy de 1615, et composé de deux travées formant une nef fermée par un campenard).

Les fidèles assistèrent aux offices dans la chapelle jusqu'en 1865.

Un an plus tôt, en 1864, le député Delebecque avait demandé la construction de l'église actuelle, sur 15 ares de terrains offerts à la commune par Geoffroy Marie Alphonse Du Hays en 1862.

L'édifice a été édifié en brique d'après les plans de l'architecte Grigny, par l’entreprise Générale Louchart qui se situait à l’endroit de la boulangerie Jourdain et chez Bavencoffe.

L'église est romane et reste caractérisée par trois nefs (selon une tradition flamande), une tour, ainsi que des décors et des colonnes en pierre de Saint Leu dans l'Oise.

Elle a été achevée en 1869 et dotée de verrières en 1884, de deux cloches (590 et 1 050 kgs) en 1886, d'une tribune en 1887 et d'une nouvelle chaire en 1893.

Elle a par ailleurs été rénovée en 2001.

     Le Bois Roquelaure     

En 1713, Claude de Boyaval, 1ère Abbesse de Gonay fit effectué un recensement terrien des Propriétés du couvent.

Celui-ci était propriétare du bois, d’une superficie initiale de 113 hectares, (66 hectares aujourd'hui), qu'il céda avant 1789 au Couvent des Dames de Gosnay, d’où le nom de Bois des Dames à l’ancien cadastre (c’est d’ailleurs le vrai Bois des Dames).

Sous la révolution il fut vendu comme bien d’église pour appartenir ensuite à la famille Du Hays qui en vendit la moitié au département vers 1980.

Le Conseil Général assure désormais la gestion des parcelles publiques, par l'intermédiaire d'Eden 62.

     La ligne des Anglais     

Pendant la guerre 14-18 nous étions dans la zone Anglaise.

Les Allemands, de l’autre côté du canal, bombardaient Béthune.

La gare était en danger, les Anglais avaient prévu de détourner la ligne de St Pol sur la ligne de Lillers pour éviter Béthune.

La voie devait partir de Vis à Marles en direction d’Allouagne et de Lillers. Elle fut commencée à partir des champs situés à côté de la résidence du Mont Éventé, et poursuivit ensuite dans le bois Gorget pour arriver au cimetière Anglais (qui n’existait pas alors).

De là, elle fut creusée dans la butte en direction d’Allouagne, dans les endroits humides.

La situation sur le front s’étant améliorée en faveur des alliés, la ligne ne fut pas rattachée.

Ayant été créée sous la direction anglaise, elle fut appelée par les punéens "la ligne des Anglais"

     Le camp Polonais     

Situé rue de la gare (aujourd'hui rue Salengro), ce terrain fut aménagé en baraquement pour la main d’œuvre étrangère des colonies britanniques d’Orient.

Celle-ci était employée pour les travaux à l’arrière du front (tels que la ligne des Anglais).

Voici une anecdote à leur sujet :

L’un des leurs, ayant eu une discussion avec une épicière demeurant sur la place à côté des Ets Ducrocq, s’en retourna au camp, puis revint avec des camarades armés de bâtons.
A l’époque la poste était située Rue Cyr Bouchart, à l'angle de l’impasse du cinéma (qui s’appelait d’ailleurs Rue de la poste).
Le facteur Louis Briche, rentrant de sa tournée en uniforme, leur fit peur, en passant pour un représentant des forces de l’ordre.
Ils retournèrent vite au champ, qui après la guerre de 1920 servit de camp de transit aux travailleurs polonais en attente d’un logement dans les corons des mines de Marles, d’où le nom de camp polonais.